De 1910 à 1945, la Corée était occupée par le Japon, qui avait rendu hors-la-loi les arts martiaux coréens. Après la guerre, de nombreux maîtres et experts ouvrirent des dojangs pour réhabiliter les arts martiaux coréens.

De 1945 à 1960, il y eut jusqu’à 40 Kwans (écoles) à travers la Corée, qui se faisaient concurrence, et qui gênèrent le développement du Taekwondo en tant qu'art martial « unifié ».

La KTA (Korea Taekwondo Association) consolida les liens entre les Kwans, qui passèrent de 40 à 9 en 1974. Ces 9 kwans regroupaient alors environ 3000 dojangs et 100 000 ceintures noires. NB : du fait de l'utilisation d’idéogrammes chinois, certains noms peuvent être interprétés de différentes façons.

Officiellement, les Kwans disparaissent en 1978.

Officieusement, ils existent toujours, d’abord sous la forme de fraternités, ensuite par des petits détails techniques spécifiques à certains Kwans, qui continuent à être transmis de maîtres à élèves. L’unification a été relativement compliquée dû à des personnalités a fort caractère et très indépendantes. Mais c’est aussi ce qui fit que chacun se démena pour faire valoir sa vision du Taekwondo et le rendit si riche.

Lors de cette recherche, il m’est apparu que certains kwans avaient une histoire très riche et détaillée par beaucoup de sites. Pour d’autres, cela a été plus compliqué. Probablement, car ce sont des kwans issus d’autres kwans suite à désaccord. On trouve plus d’information sur les fondateurs et leurs désaccords que sur le kwan lui-même.

De part toutes ces différences, le Taekwondo aurait pu être un art martial comme un autre. Mais avec la volonté de rassembler et, justement, toutes ces différences agglomérées au sein du même art martial, le Taekwondo n’en est devenu que plus riche.

Avec des imprégnations de Karaté, de Kung-fu, du Taekyon et des autres arts martiaux Coréen, le Taekwondo est l’un des arts martiaux les plus complets existant.

Certains désaccords perdurent encore mais globalement, la réunification de ces arts a rendu le Taekwondo si complet qu’il est maintenant bien reconnu et pratiqué mondialement. Certes, la compétition olympique a beaucoup aidé à cet essor mais ça n’est pas la seule raison. En effet, il existe énormément de club qui ne pratique pas la compétition olympique, leur amour du Taekwondo n’est donc pas lié à cela.

Historique du Taekwondo

Drapeau de la corée du sud

Song Moo Kwan

Ce Kwan est connu pour être le plus ancien des 5 Kwans historiques,

Son fondateur, le grand maître Byung Jik Ro (1919–2015), était un des plus haut gradé au sein des pratiquants du Taekwondo. Il est considéré comme le fondateur du Taekwondo moderne.

Il partit au Japon pour ses études. Sa passion pour les arts martiaux, l’emmena s’entrainer avec Gishin Funakoshi, le fondateur du Karaté Shotokan, dès 1936.

En 1944, il rentre en Corée où il ouvrira son dojang en mars. Il y perfectionnera son art en ajoutant ses propres techniques.

À cause de l’occupation japonaise, il dut fermer 3/4 mois après, malheureusement.

Il rouvrit en 1946 à Dong Hung Dong. Au cours des années suivantes, les arts martiaux se sont répandus dans la population coréenne et ont commencé à prospérer à mesure que de nouveaux Kwans apparaissaient. Tout en restant largement fidèle aux principes de base du Karate Shotokan, il a mis davantage l'accent sur les techniques de coups de pied dans le style de Taekwondo nouvellement créé.

À ce jour, les deux styles conservent une similitude frappante. Cependant, la guerre obligea à nouveau le Grand Maître Suprême Ro et le reste des fondateurs à abandonner leurs rêves, la guerre de Corée les forçant à fermer leurs portes. Ne se laissant pas entraver, le 25 mai 1953, le Grand Maître Suprême Ro, accompagné d'un délégué de chacun des Kwans fondateurs d'origine et de sept représentants, organisa une conférence et créa l'Association coréenne Kong Soo Do.

Le Grand Maître Suprême Ro fut choisi pour en être le directeur exécutif. Il fut également nommé président du comité de promotion des grades et maître instructeur. Malheureusement, en partie à cause de la guerre de Corée, le Grand Maître Suprême Ro est le seul fondateur des Kwans fondateurs d'origine encore actif dans le taekwondo aujourd'hui.

Les premières séances d'entraînement du Song Moo Kwan commençaient par une heure d'exercices d'échauffement consistant à soulever des poids puis à s'entraîner sur le Kwon Go (makiwara). Byung Jik Ro était connu par ses élèves pour ses coups de poing et ses coups de pied puissants.

Il laissait toujours ses élèves frapper le Kwon Go au moins 100 fois avant de commencer la véritable pratique.

Si les élèves obtenaient le 4e Kup ou plus, il les laissait s'entraîner. Il était connu pour faire pratiquer ses élèves par temps froid en hiver et par temps chaud en été. Song Moo Kwan fait partie des 5 kwans majeurs

Logo de l'école Song Moo Kwan
Signification
École du pin / École militaire éternellement jeune
Date de création
1944
Fondateur
Byung Jik Ro

Chung Do Kwan

En 1926, Lee Won-kuk part au Japon pour ses études. Il y étudia le Karaté Shotokan avec le Grand Maître Gishin Funakoshi.

Il retournera en Corée en janvier 1944, et ouvrira son kwan en septembre de la même année, à Séoul, sous l’occupation japonaise, grâce au général japonais Abe, après deux précédents refus de l’autorité japonaise.

Lee voulait son art puissant et effréné. Un jour, en regardant les nuages, le nom « Chung Do Kwan » lui est venu. Chung Do signifie « Nuage bleu » et Chung Do Kwan «L’Ecole du Nuage Bleu ».

Ces techniques visaient au combat des rues en insistant sur la puissance qui provenait de la très bonne utilisation de la taille et la coordination de toutes les forces développées par les membres du corps. Dès le début, il s’agissait d’un système visant à l’efficacité dans le combat libre. Il n’y avait pas de jeux sportifs.

C'est la plus ancienne des neuf écoles pionnières qui rejoignirent dans les années 1960 la KTA (Korea Taekwondo Association). Après la libération de la Corée, Lee fut accusé d’être sympathisant japonais et son école fut fermée pour un an.

Après la réouverture, en 1946, Lee a collaboré avec la police pour chasser les bandes criminelles du pays. Cela valu à son kwan d’être connu comme l’art martial de la police nationale. Lee est considéré le Père du Taekwondo parce qu’il a été le premier à avoir ouvertement enseigné cet art martial vers la fin de la 2ème guerre mondiale. Son école, la Chung Do Kwan, fut l’endroit d’entraînement pour plusieurs qui développeraient plus tard leurs propres Académies (Kwans).

Suite à son succès (50 000 élèves à son point culminant), le gouvernement lui proposa de devenir ministre, si en échange, tous ses membres d’adhérer au parti démocratique. Lee a refusé, soupçonnant que ce ne soit qu’un motif de recrutement de ses élèves. Suite à cela, il fut arrêté comme chef d’un groupe d’assassins. Son épouse, sa famille et plusieurs de ses élèves furent arrêtés et torturés. Il retourna au Japon en 1951, juste avant la guerre de Corée, cédant son kwan à son élève Yoo Ung Jun.

Le système des ceintures dans le Chung Do Kwan était le suivant:

  • Ceinture blanche (Kup 8ᵉ – 5ᵉ)
  • Ceinture rouge (Kup 4ᵉ – 1er)
  • Ceinture noire (Dan 1er – 7ᵉ)
Chung Do Kwan fait partie des 5 kwans majeurs et est représenté par le poomsée Hansu (8ᵉ Dan)

Logo de l'école Chung Do Kwan
Signification
École de la vague bleue / École de la voie pure
Date de création
1944
Fondateur
Lee Won-kuk

Moo Duk Kwan

Hwang Kee, à l’âge de 7 ans assista à une démonstration martiale. Une bagarre entre un pratiquant de Taekkyon et 7 adversaires éclata. Le pratiquant de Taekkyon vint à bout de ses nombreux adversaires, ce qui marqua durablement Hwang.

Après être sorti diplômé du lycée en 1935, Hwang Kee travailla pour les chemins de fer en Mandchourie. L’année suivante, il fut présenté à un maître chinois, Maître Yang Kuk-Yin. Comme Hwang Kee insistait, il obtint de pouvoir s’entraîner sous sa direction.

En 1939, Hwang Kee fut employé par les services des chemins de fer de Choson. Cela lui donna accès à une bibliothèque, où il se mit à étudier la philosophie et le karaté d’Okinawa. Pendant les années qui suivirent, il voyagea, continua à étudier, et gagna en maturité comme artiste martial.

A la fin de la seconde Guerre Mondiale, Hwang Kee réalisa son rêve, celui de se consacrer entièrement aux arts martiaux : il créa le Kwan Moo Duk Kwan le 9 novembre 1945. La discipline qu’il y enseignait fut appelée Hwa Soo Do, « art de la main fleurie ». La première année, il attira et perdit bon nombre d’élèves, les gens ignorant majoritairement de quoi il s’agissait.

En 1947, Hwang Kee prit conscience de l’imprégnation japonaise qu’avait subie la culture coréenne. Il décida d’intégrer l’art du Tang Soo Do, dont le nom était mieux connu du public.

Avant le début de la guerre de Corée en 1950, Hwang Kee avait 4 élèves membres Dan (ceintures noires). Ce fut le début du système Dan bon, unique au Moo Duk Kwan.

En 1957, le Hwang Kee découvrit un livre, du nom de Moo Yei Do Bo Tong Ji.

Il y était question de Soo Bahk, un authentique art martial coréen. Hwang Kee se mit alors à étudier l’ouvrage et favorisa à travers l’enseignement du Moo Duk Kwan, l’étude du Soo Bahk comme un véritable art vivant. En 1960, l’Association de Soo Bahk Do fut enregistrée officiellement auprès du gouvernement. Hwang Kee créa l’Ecole Moo Duk Kwan le 9 novembre 1945. L’année suivante, la discipline du Moo Duk Kwan fut pour la première fois reconnue au niveau international.

En 1964, une tentative fut faite pour unifier le Moo Duk Kwan, l’école d’arts martiaux la plus nombreuse en Corée à l’époque, et le Tae Kwon Do. Hwang Kee se prononça contre cette unification, jugeant que les propositions qui lui étaient faites n’étaient pas équitables.

Plus tard, le gouvernement coréen annula la reconnaissance de l’Association coréenne de Soo Bahk Do. Hwang Kee fit valoir ses droits devant la Cour Suprême en 1966 et gagna, assurant ainsi l’avenir de l’organisation.

Moo Duk Kwan fait partie des 5 kwans majeurs.

Logo de l'école Moo Duk Kwan
Signification
École de la vertu martiale
Date de création
9 novembre 1945
Fondateur
Hwang Kee

Ji Do Kwan

Le Ji Do Kwan (école de la voie de la sagesse) est fondé le 3 mars 1946 par Chun Sang Sup, et basé sur ces mots : « pour moi, pour l'école, pour le pays ». Mais le nom initial était en fait « Choson Yun Moo Kwan Kong Soo Do Bu », ou plus simplement Yun Moo Kwan (signifiant « école de la recherche martiale »). Sous l’occupation, Chung apprendra le judo au lycée (sous l’occupation, seuls les art martiaux Japonais étaient autorisés en Corée).

A 17 ans, il part en université au Japon ou il apprendra le Karaté Shotokan avec son fondateur Gishin Funakoshi.

A la fin de l’occupation, il revient en Corée et s’intalle dans le dojo de Judo Choson Yun Moo Kwan. Il y enseigne le Karaté sous le nom Kong Soo Do qui est la lecture coréenne des idéogrammes « Karaté-Do ». Après 35 ans d'occupation nippone, les noms à consonnance japonaise ne sont pas les bienvenus. L'école devient donc le Choson Yun Moo Kwan Kong Soo Do Bu.

Il s’entraine et voyage énormément avec Yoon Byung In, à tel point, qu’on les considère comme frère. Yoon enseignera dans l’école de Chung pendant 6 mois avant d’ouvrir la YMCA Kwon Bop Bu. Au démarrage de la guerre de Corée, Chung sera déporté en Corée du Nord d’ou il ne reviendra jamais.

Yoon Kwe Byung, un autre enseignant du Choson Yun Moo Kwan est élu président de l’école. Il change le nom en Ji Do Kwan.

Après la guerre, des désaccords entre Lee Kyo Yoon et Lee Chong Woo aboutissent à la création d'un nouveau Kwan en 1954, le Han Moo Kwan. Un conflict interne mènera à l’exclusion de Yoon Kwe Byung. Ce dernier souhaitait rester indépendant alors que Lee Chong Woo souhaitait l’unification de l’école au sein de la KTA.

Ji Do Kwan fait partie des 5 kwans majeurs et est représenté par le poomsée Ilyeo (9ᵉ Dan).

Logo de l'école Ji Do Kwan
Signification
École de la voie de la sagesse
Date de création
3 mars 1946
Fondateur
Chun Sang Sup

Chang Moo Kwan

Byung In Yoon a fondé la "YMCA Kwon Bop Bu" en 1946.

Yoon, plutôt rare pour les fondateurs de kwan, a étudié le Kung-fu. Ensuite, il étudia le karaté au club de karaté de l’université au Japon.

Suite à une agression de la part des élèves de Karaté, il utilisa son Kung-fu pour les vaincre. Dépités les élèves sont retournés raconter leur défaite à leur maître qui s’empressa d’inviter Yoon pour partager des connaissances.

Ils décidèrent de s’enseigner mutuellement leur art. Plus tard, Yoon créera son art et l’appellera « Kwon Bop Kong Soo Do ».

En août 1950, trahi par son frère, Yoon se retrouvera emprisonné en Corée du nord comme prisonnier de guerre. Lee reprit la charge du Kwan et vers 1953, il le renomma en « Chang Moo Kwan »

Chang Moo Kwan fait partie des 5 kwans majeurs et est représenté par le poomsée Cheonkwon (7ᵉ Dan), par le style ainsi que l’utilisation de mouvements à deux mains, typique des arts martiaux Chinois.

Logo de l'école Chang Moo Kwan
Signification
École de l'entraînement militaire
Date de création
1946
Fondateur
Byung In Yoon / Lee Nam Suk

Han Moo Kwan

Lee était un étudiant du « Choson Yun Moo Kwan Kong Soo Do Bu » où il s’entrainait avec son fondateur.

En 1953, Lee commença à enseigner, cependant, suite à des conflicts avec Chong Woo Lee, il arrêta pour créer son propre kwan. Après, Chong changea le nom de son kwan en JiDoKwan. Lee asssurait alors que son art venait du « Choson Yun Moo Kwan Kong Soo Do Bu » et non du JiDoKwan.

Voici un extrait d’une interview de Lee à propos du conflit :

En novembre 1950, je suis revenu à Séoul et j'ai enseigné le Tang Soo Do (Taekwondo). Mais Lee Jae Hwang, du Choson Yun Moo Kwan, m’a dit que le bâtiment que j’utilisais était un lieu de Yudo, il a donc insisté pour que je parte. Après avoir longuement réfléchi, je suis allé rendre visite au vice-président Lee Sang Mook du Gymnase sportif amateur coréen (Han Kuk Che Yuk Kwan, Han Che en abrégé) et il m’a autorisé à créer un club de Taekwondo et à enseigner.

A cette époque, le Han Kuk Che Yuk Kwan enseignait la boxe, le judo, la lutte, l'haltérophilie et l'escrime comme salle de sport universelle. Avec la permission de Lee Sang Mook, Lee Kyo Yoon enseigna temporairement le taekwondo (Tang Soo Do) et s'assura 200 membres.

Cependant, les conflits avec Lee Chong Woo s'amplifièrent et, sur la suggestion de Lee Sang Mook, il cessa temporairement d'enseigner le taekwondo. Il se rendit alors à Chang Sin Dong de Jong Ro Gu, à Séoul, dans l'arrière-cour du lycée Kang Moon pour ouvrir sa propre école. Cela conduisit à la fondation du Han Moo Kwan. La période du Chang Sin Dong fut difficile. Il appela sa tente avec un tapis de paille pour sol, un dojang. Malgré cette vie difficile, la réputation de son école grandit et finalement en 1969, il put ouvrir son dojang central à Wang Sip Ni, à Séoul.

Lee est toujours actif au Kukkiwon, il fait partie du comité de promotion pour les hautes DAN.

Logo de l'école Han Moo Kwan
Signification
École du pays militaire
Date de création
Août 1954
Fondateur
Kyo-yoon Lee

Oh Do Kwan

Le général Choi établit le Oh Do Kwan (gymnase MA-VOIE) où il arrive non seulement à former des instructeurs-cadres pour toutes les forces, mais aussi à développer les techniques de Tae Kyon et de Karaté dans le système moderne du Taekwon-Do, avec l'aide de son adjoint Maître Nam Tae Hi.

Peu après l’ouverture des premiers Kwans, le besoin de « coréeaniser » s’est rapidement fait sentir. Le Oh Do Kwan, école militaire du Général Choi Hong Hi contribuera grandement à ce processus qui connu trois étapes importantes :

  • la première a été le choix d’un nom coréen (Taesudo puis Taekwondo) issu de la réunification en 1955 de plusieurs Kwan sous la férule du Général. Le nom Taekwondo se rapproche étrangement de celui de Taekyon.
  • la seconde fut la création d’un système et d’une progression technique complètement distincte de l’art martial japonais (relèvement des positions, introductions de coups de pieds sautés et retournés…).
  • le troisième fut d’établir l’existence de Taekwondo comme produit de la civilisation coréenne.

Les choses se poursuivent donc ainsi, bon gré, mal gré, jusqu’en 1966 où est créée la première fédération mondiale de Taekwondo : l'ITF (International Taekwon-Do Federation), dont le Général Choi devient là encore le président.

En 1972, craignant pour sa propre sécurité, le général quitte la Corée, et s’installe au Canada, d’où il continue à diffuser le Taekwondo.

Logo de l'école Oh Do Kwan
Signification
École de la réalisation personnelle
Date de création
1955
Fondateur
Choi Hong Hi

Jung Do Kwan

Le Jung Do Kwan a été fondé en 1956 par Young Woo Lee et il fut le dernier des neufs Kwans originaux.

Lee était un étudiant du « Chun Do Kwan ». Lorsqu’il crée son kwan, le président du kwan lui demanda de choisir un nom proche du « Chun Do Kwan ». Lee choisi alors le nom de « Jung Do Kwan »

Extrait d’une interview de Lee :

Je voulais ouvrir un dojang, mais je ne pouvais pas penser à de bons noms. À ce moment-là, mon copain d'entraînement, UHM Woon Kyu dans le Chung Do Kwan, a suggéré de sortir le point du personnage de Chung et de nommer mon école le Jung Do Kwan. C'était une très bonne idée que je pensais. La signification de Jung Do, « S'emparer de la bonne façon », était la même signification de l'esprit d'un artiste martial, alors j'ai décidé de nommer mon école le Jung Do Kwan.

La réputation du programme de Lee lui amena de nombreux élèves d’autres écoles. Pour répondre à la demande, Il ouvrit 5 classes différentes qui se terminaient souvent tard dans la nuit. La devise du Jung Do Kwanest « Je suis un homme honorable sans honte ».

Puis le Jung Do Kwan ouvrit d’autres écoles (à Masan, Wool San, Chang Won, Mok Po et Kim Je).

Lee restera actif dans la fédération mondiale de Taekwondo jusqu’à sa mort en 2006. Il siégeait aussi au comité de promotion des Dan du Kukkiwon.

Le nouveau président du Jung Do Kwan est le grand maître Seo Myeong Ki

Logo de l'école Jung Do Kwan
Signification
École de la voie de la droiture
Date de création
1956
Fondateur
Young Woo Lee

Kang Duk Won

Deux étudiants du YMCA Kwon Bop Bu, Hong Jong Pyo et Chul Hee Park, ont fondé le Kang Duk Won en 1956.

Kang Duk Won a été fondé après que le fondateur du YMCA Kwon Bup Bu, YOON Byung In, ait été enlevé en Corée du Nord. Hong Jong Pyo et Park Chul Hee ont eu des conflits avec Lee Nam Suk et Kim Soon Bae, ce qui a conduit à une séparation.

Extrait d’une déclaration de Park Chul Hee :

Après la guerre de Corée, lorsque les membres ont été dispersés, le Chang Moo Kwan et Kang Duk Won sont issus de la racine du YMCA Kwon Bup Bu. Par conséquent, nous ne pouvons pas dire que le Kang Duk Won était issu du Chang Moo Kwan.

Kang Duk Won n’etait pas une grande école et ne comptait que quelques membres. Plus tard, le Kwan se déplaçait constamment de Chang Sin Dong à Chung Jin Dong, de Suh Dae Moon Gu au gymnase de Séoul, à la loterie de Suh Dae Moon Gu et à divers autres endroits. Ils se sont finalement installés à In Sa Dong où ils sont encore à présent.

Le 2 avril 2015, le Grand Maître Park Chul Hee est décédé. Alors qu’il rangeait ses affaires, un ancien a trouvé son certificat de 7e Dan à l’intérieur même de son sac à main. C’était officiellement le dernier Dan qu’il ait jamais reçu. Le Kukkiwon l’a honoré à titre posthume du 10e Dan, mais en fait, il n’avait pas beaucoup d'attachement à son Dan lui-même. La raison en était qu’il pensait que l’entraînement continu jusqu’à un âge avancé et les compétences distinguées issues des entraînements accumulés étaient ce qui comptait vraiment.

Kang Duk Won a également une école aux États-Unis sous le nom d'American Kang Duk Won Federation.

Logo de l'école Hang Duk Kwan
Signification
Maison où l’on enseigne la générosité
Date de création
1956
Fondateur
Park Chul Hee / Hong Jong Pyo